L' Ourse FRANSKA tuée par une voiture ...

L'ourse Franska, amenée de Slovénie en France dans le cadre de la réintroduction de l'ours brun dans les Pyrénées, a été tuée jeudi matin par une voiture près de Lourdes. La collision est survenue sur la RN21 à Viger, à environ 5 kilomètres au sud de Lourdes. L'autopsie doit avoir lieu à l'Ecole vétérinaire de Toulouse, a annoncé le ministère de l'Ecologie jeudi.

L'ourse a été écrasée en traversant deux fois deux voies reliant Lourdes à Argelès-Gazost, longeant le gave de Pau, alors qu'elle venait du massif du Pibeste et se dirigeait vers le massif de Hautacam. Elle a été accrochée vers 06h30 par un premier véhicule et projetée de l'autre côté de la route où elle a été écrasée par une seconde voiture, selon des témoignages reccueillis sur place. Son chauffeur, un militaire, n'a pas été blessé mais le véhicule est hors d'usage, a indiqué la gendarmerie.

Cette ourse slovène avait été lâchée le 28 avril 2006 sur la commune de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). Elle avait attaqué depuis des troupeaux à plusieurs reprises, tuant près de 150 brebis, ce qui lui avait valu d'être cataloguée comme "ourse à problème" par nombre de responsables locaux. "Si on nous avait écoutés, Franska vivrait des jours heureux et paisibles en Slovénie", a commenté, en apprenant sa mort, l'un des opposants à la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées, Bernard Moules, secrétaire général de la FDSEA de Midi-Pyrénées.

Palouma victime d'une chute accidentelle

Attendant les résultats de l'autopsie, l'association Ferus, qui défend la présence de l'ours, du loup et du lynx en France, confirme que la mort de l'ourse est due à un accident. "Après Palouma, morte en 2006, ce sont deux des quatres femelles 'slovènes' qui sont mortes, explique à LCI.fr Sandrine Andrieux, porte-parole de l'association. C'est un nouveau coup dur pour le plan Ours." Et Ferus de demander que ces deux ourses mortes soient remplacées afin que la présence du plantigrade soit assurée dans les Pyrénées.

L'animal pesait 110 kilogrammes lors de son lâcher. Les autorités slovènes avaient évalué son âge à sept ans, mais il aurait en fait été bien plus âgé. De nombreux éleveurs, relayés par leurs élus, réclamaient avec virulence une capture du plantigrade. Cette option avait été rejetée fin juillet par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, venue à la rencontre des "anti-ours". Mais la responsable gouvernementale avait alors promis pour l'automne une évaluation "à mi-parcours" du plan de restauration de l'ours dans le massif pyrénéen, qui doit s'étendre de 2006 à 2009.

Franska avait été relâchée dans les Pyrénées avec quatre autres plantigrades venus aussi de Slovénie. L'un de ses congénères, Palouma, avait été retrouvée morte quelques semaines plus tard, apparemment victime d'une chute accidentelle. Avant l'arrivée des ours slovènes, les Pyrénées ne comptaient plus que 14 à 18 ours. Ils étaient des centaines il y a un siècle....

# Posté le jeudi 09 août 2007 07:04

Toulouse: réunion des pro et anti-ours

Une évaluation du plan de restauration de l'ours brun dans les Pyrénées se tiendra à l'automne

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a déclaré jeudi qu'elle "n'envisage pas" pour l'instant ni la capture ni le retrait des Pyrénées de l'ours slovène, comme le demandent élus et éleveurs excédés pas ses attaques contre leurs troupeaux. Pour eux, Franska et les autres plantigrades slovènes doivent être soumis à une mesure de cantonnement.

Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé qu'elle allait demander une nouvelle expertise sur Franska -responsable de la mort de près de 150 brebis depuis son arrivée dans les Pyrénées en 2006- en faisant appel à des spécialistes étrangers et indépendants, sous la responsabilité de l'équipe "ours" de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage.

Elle a, par ailleurs, annoncé "une évaluation à mi-parcours", à l'automne 2007, du plan de restauration de l'ours brun dans les Pyrénées, qui s'étend de 2006 à 2009, et une meilleure définition de la zone de présence de l'ours, soulignant qu'"il n'est pas question de mettre les ours dans un zoo".

Cette ourse qui a été réintroduite dans les Pyrénées en 2006 est "plus âgée que ce qui a été convenu avec les slovènes", avait indiqué jeudi matin sur France 2 la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, confirmant des informations du Canard enchaîné. Il est "probable" qu'elle ait 17 ans et non pas 7 ans, a-t-elle déclaré, soulignant cependant qu'une ourse pouvait avoir des petits tout au long de sa vie. Selon le Canard enchaîné, Franska serait une "vieille ourse ménoposée" incapable de contribuer au repeuplement des plantigrades dans les Pyrénées.

Le lâcher de trois ours en 1995-1996 n'avait pas provoqué de remous. Mais la décision de la ministre de l'Ecologie Nelly Olin d'introduire à partir de 2006 cinq nouveaux ours -quatre femelles et un mâle - capturés en Slovénie allait profondément diviser les Pyrénéens.

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# Posté le jeudi 26 juillet 2007 12:55

Les pro et anti-ours à Toulouse.

En rencontrant les élus, professionnels et associations, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet va tenter de bébloquer une crise grave.

Pour les éleveurs, Franska, "ours atypique et dangereux doit être repris, capturé et retiré des Pyrénées", et les autres plantigrades slovènes doivent être soumis à une mesure de cantonnement.

L'ourse Franska qui a été réintroduite dans les Pyrénées en 2006 est "plus âgée que ce qui a été convenu avec les slovènes", a indiqué jeudi la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, confirmant des informations du Canard enchaîné.

Il est "probable" qu'elle ait 17 ans et non pas 7 ans, a-t-elle déclaré sur France 2, soulignant cependant qu'une ourse pouvait avoir des petits tout au long de sa vie.

Selon le Canard enchaîné, Franska serait une "vieille ourse ménoposée" incapable de contribuer au repeuplement des plantigrades dans les Pyrénées.

Remous
Le lâcher de trois ours en 1995-1996 n'avait pas provoqué de remous. Mais la décision de la ministre de l'Ecologie Nelly Olin d'introduire à partir de 2006 cinq nouveaux ours -quatre femelles et un mâle - capturés en Slovénie allait profondément diviser les Pyrénéens.

La guerre de l'ours
Le 25 avril 2006, à Arbas (Haute-Garonne), le premier lâcher, très médiatisé, de la première femelle slovène, Palouma, était empêché par plusieurs éleveurs cachés dans la forêt avec cornes de brumes et cloches, malgré un important dispositif de gendarmerie.

La "guerre de l'ours" avait pris un tour violent trois semaines plus tôt avec dégradations et jets de sacs de sang sur la façade de la mairie d'Arbas (Haute-Garonne) par 200 éleveurs en colère.

Son maire, François Arcangeli, préside l'association pour le développement économique et touristique des Pyrénées centrales (Adet), favorable à l'ours en qui il voit un exemple de défense de la biodiversité et un atout touristique important.

Suivis avec plus ou moins de bonheur par les techniciens de la "mission ours" grâce à leurs colliers-émetteurs, les ours slovènes, notamment la femelle Franska, ont depuis multiplié les attaques d'ovins.

Chaque fois les éleveurs manifestent, déposant parfois les carcasses des bêtes éventrées devant les préfectures.

Les Verts demandent le maintien du programme de réintroduction et réclament au gouvernement "une analyse raisonnable et non passionnelle" de ce dossier.
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# Posté le jeudi 26 juillet 2007 05:51

Non à la capture de Franska !

Non à la capture de Franska !
Pendant les élections, les opposants à l'ours ont fait monter la pression pour amener l'Etat à capturer l'ourse Franska. Une réunion de crise a été convoquée le vendredi 22 juin par le préfet des Hautes-Pyrénées. FERUS est très inquiet et en appelle au nouveau ministre d'Etat Jean-Louis Borloo comme à la nouvelle secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet pour éviter l'irréparable.

Franska n'est pas un "ours à problème". Un ours à problème, d'après les propres termes du plan de conservation du ministère de l'Ecologie (2006), est un animal ayant un comportement entraînant une situation de conflit aigüe avec l'homme. Ces situations sont de trois ordres : familiarité excessive avec l'homme ; agressivité envers l'homme ; prédation anormale causant des dégâts significatifs sur des animaux domestiques gardés (par des chiens de protection, des clôtures électriques ou des parcs).

Franska est timide et évite les hommes. Elle a attaqué et dévoré quelques brebis, prélevées sur des troupeaux qui sont laissés de jour comme de nuit sans surveillance dans la montagne. Chaque année les ours mangent quelques moutons (rappelons une fois de plus les chiffres, environ 200 brebis sur l'ensemble de la chaîne pyrénéenne qui abrite plus de 600 000 moutons), dégâts qui sont totalement indemnisés et n'auraient quasiment pas lieu si les troupeaux étaient protégés.

Les législatives ont été l'occasion pour les ennemis de l'ours de faire de la surenchère : pour attirer les voix des éleveurs et de leurs familles, des candidats ont promis de combattre "les ours slovènes". Franska est leur première cible, ils demandent son "retrait" mais les autres ours suivront puisque tous sans exception ont tendance à manger quelques moutons si les troupeaux ne sont pas surveillés.

FERUS rejette catégoriquement cette approche simpliste de la question : l'Etat doit garantir comme promis la tranquillité et la sécurité aux ours, il doit aussi comme promis garantir aux éleveurs des conditions de travail décentes, l'ours n'étant qu'un prétexte, chacun le sait très bien. On doit cesser d'agiter le spectre du risque que courraient les randonneurs (du temps où les ours étaient des dizaines et où ils n'avaient pas d'émetteurs, des randonneurs aussi nombreux qu'aujourd'hui parcouraient la montagne sans y penser). On doit par dessus tout écarter l'hypothèse scandaleuse de captures sans fin des ours pour les transférer et faire baisser provisoirement la pression : les ennemis de l'ours ne seront satisfaits qu'avec l'élimination du dernier représentant de l'espèce.

Enfin FERUS alerte solennellement les nouveaux ministres : la préservation de la biodiversité est au coeur du futur Grenelle de l'Environnement, et la biodiversité ne se divise pas. A moins de considérer, comme les anti-ours qui ne brillent pas par leurs connaissances scientifiques, que l'ours n'en fait pas partie alors que toutes les études montrent qu'il a parfaitement sa place dans les habitats naturels pyrénéens d'où il n'a jamais disparu. Il est facile de parler de la biodiversité en général et de proclamer qu'on va stopper son érosion. Il est plus difficile de le faire vraiment quand cela implique d'affronter des intérêts et des groupes de pression : le succès final n'en sera que plus méritoire.
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# Posté le mardi 10 juillet 2007 13:32

"Cannelle" : non-lieu annulé

Le chasseur de "Cannelle", dernier ours de souche pyrénéenne tué en 2004, sera renvoyé devant un tribunal correctionnel.




La cour d'appel de Pau vient de décider l'annulation du non-lieu accordé au chasseur responsable de la mort de l'ours "Cannelle", tué en novembre 2004 en vallée d'Aspe (Pyrénées Atlantiques). Plusieurs associations de protection de l'environnement, dont la SEPANSO, avaient fait appel de l'ordonnance de non-lieu prononcé le 19 janvier dernier.

Légitime défense ou pas ?

Se sentant menacé par sa masse imposante, M. René Marquèze, 64 ans, avait tué "Cannelle", le dernier ours femelle de souche pyrénéenne, le er novembre 2004. Lors d'une partie de chasse en montagne, il s'était quasiment retrouvé nez-à-nez avec lui et, après avoir tenté à plusieurs reprises de l'éviter, avait fini par tirer. Etait-il en état de légitime défense ?, c'est à cette question que devra repondre le procès en correctionnelle obtenu à la suite de l'appel interjeté par les associations de défense de la nature contre l'ordonnance de non-lieu du 19 janvier dernier.

"C'est une énorme satisfaction" a déclaré l'un des avocats des associations parties civiles, "M. Marquèze devra expliquer son geste devant un tribunal et non dans le secret d'un cabinet d'instruction".
Le chasseur avait été mis en examen le 7 décembre 2004 pour "destruction d'espèce protégée".

# Posté le mardi 10 juillet 2007 13:09